Une séance d’ostéopathie équine

Il est important de savoir qu’une séance comprend trois phases :

Les testings

Visent à identifier les pathologies, les lésions dont souffrent le cheval.

Les manipulations

Visent à réduire la lésion et à supprimer la douleur ou le trouble qu’elle occasionne.

La rééducation

Vise à rétablir l’équilibre statique et dynamique, de façon à éviter la récidive de cette lésion.

Après la séance d’ostéopathie, il est recommandé d’accorder quelques jours de repos au cheval pour lui permettre de récupérer et de retrouver son équilibre. Je préfère me rendre sur place afin de leur éviter un supplément de fatigue et de stress. De ce fait, je peux parcourir de grandes distances.

Une lésion ostéopathique :

Est une perte de mobilité d’un élément par rapport à un autre maintenu par des contractures musculaires. Les blocages vertébraux sont des dysfonctions douloureuses bénignes du segment vertébral, de nature mécanique et réflexe. Toute modification d’une seule courbure est une pathologie vertébrale qui retentit sur la posture générale.

La manipulation ostéopathique :

Est un mouvement soudain, accompli à la fin du jeu articulaire avec une rapidité telle que le cheval est incapable de l’en empêcher. Cette manipulation n’a rien de commun avec la manipulation forcée, puisqu’elle est toujours exécutée dans les limites physiologiques des articulations. L’emploi de ces techniques ne fait pas appel à la force, même en traitant des animaux de grande taille.
La manipulation ostéopathique permet de supprimer les restrictions de mobilité du corps, de réajuster les structures pour restaurer les fonctions perturbées et de redonner de la mobilité à ces structures tout en supprimant les dysfonctions. L’ostéopathe fait de sa main un outil de travail pour redonner la fonctionnalité initiale au corps, en n’utilisant ni appareil ni injection.

Tous les soins sont réalisés par le toucher des mains de l’ostéopathe. Être ostéopathe animalier ne s’improvise pas.
L’examen du rachis se fait surtout par la palpation, en appréciant les positions des apophyses épineuses et leur mobilité. Les ligaments et les muscles avoisinant la lésion réagissent, les uns par un durcissement, les autres par une contraction souvent douloureuse au toucher. Cet examen a pour but de rechercher si une unité fonctionnelle vertébrale est douloureuse.
Ainsi, la palpation constitue une partie essentielle de l’examen et nécessite la connaissance de l’anatomie de chacune des structures articulaires. L’ostéopathe confirme la présence de toute anomalie, telles qu’une déformation, une fonte musculaire ou une zone de chaleur qui ont été notées à l’inspection.

Quand faire appel à l’ostéopathe équin ?

  • Lors de la visite d’achat du cheval : pour déceler des problèmes éventuels de mobilité ou des lésions. Conseils à mettre en parallèle avec ceux du vétérinaire et du maréchal ferrant.
  • Si on a un cheval qui, trop jeune, a été exagérément sollicité.
    Après une chute, un facteur extrinsèque occasionnel ou accidentel (traumatisme, tire au renard).
  • Lors d’une sensibilité au sanglage, au pansage du dos, et/ou des défenses au montoir.
  • En cas de douleurs vertébrales qui ressemblent à des douleurs viscérales. Certaines atteintes viscérales peuvent en effet entraîner des douleurs que l’on peut confondre avec des algies vertébrales. Ceci est dû au fait que les sensibilités viscérales somatiques ont des projections communes.
  • Enfin, périodiquement, dans un but préventif et pour travailler le cheval dans de bonnes conditions.

* CSO : le cheval saute « plat » ; les postérieurs traînent ou ne passent pas ; rotation du bassin au passage des postérieurs ; il n’utilise pas son dos, refuse ou se précipite sur l’obstacle ; ruade après l’obstacle.

* Trotteur : les hanches glissent vers la partie externe de la piste ; le cheval prend le galop, se met facilement à la faute et/ou en cas de perte de performance.

* Galopeur : perte de propulsion des postérieurs ; pas d’engagement ; ses performances diminuent.

* Dressage : cou rigide (ne prend pas le mors) ; dos raide sous la selle ; manque de souplesse générale ; difficulté à changer de rythme.Le trot assis est mal supporté. Des défenses existent lors de sollicitations transversales ou longitudinales brusques. Les cercles serrés, le rassembler et la cession à la jambe sont des exercices difficiles s’il existe des dorsalgies.
Lors du piaffer, il présente un problème de rassembler car un de ses postérieurs s’engage moins que l’autre.
Lors de la cession à la jambe, la tête ne veut pas s’orienter du côté opposé à la direction du déplacement.

 

Les cas énumérés ci-dessus font partie des problèmes auxquels les cavaliers sont le plus souvent confrontés et que l’ostéopathe équin se charge de résoudre, après consultation et concertation si besoin est avec le vétérinaire traitant.
Le traitement ostéopathique ne remplace pas les soins vétérinaires mais agit en complément. L’ostéopathie équine n’a pas la prétention de soigner toutes les affections, mais reste efficace dans de nombreux cas. Elle est appliquée aux petits comme aux grands animaux. Les chevaux sont, avec les chiens, les animaux sur lesquels les techniques ostéopathiques sont majoritairement employées.

Témoignages clients

"Clin d’œil du propriétaire : «Madness de Dan, perte de moral, mauvais déplacement du postérieur gauche, boitillement du postérieur droit et amaigrissement inexpliqué. J'appelle donc Alexandra pour faire un petit check-up. D5, D7,L2, L5 et sacrum bloqués. Bonne manipulation, le dos craque et petites larmes de la proprio... (l'émotion est forte). Puis, Madness fait immédiatement un crottin, Alexandra a dégagé l'intestin. Madness est reposé, détendu... Encore merci... Solenn, 69.»"

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